Le fonctionnement de la volonté : 1 ère partie

Les principes

 

Vouloir augmenter sa volonté, c’est plutôt une bonne chose. Encore faut-il prendre les bons axes de travail. Comment s’y prendre ? C’est une bonne question car pour démarrer, encore faut-il savoir comment fonctionne la volonté.

On pense pouvoir l’utiliser facilement parce qu’on prend des décisions en début d’année mais ces bonnes résolutions ne tiennent pas dans le temps : combien de régimes alimentaires démarrés, d’inscriptions à une salle de sport signés, de tentatives pour arrêter de fumer qui se sont soldés par des échecs. Parce qu’on cherche à utiliser sa volonté alors que l’on ne connait pas son fonctionnement.

Essayez de conduire une automobile sans connaissance préalable ou de sauter en parachute sans avoir eu le minimum d’information  : ce n’est pas impossible mais il y a fort à parier que ce ne sera pas efficace, ou même dangereux.

On se sert de son cerveau de manière naturelle, dès sa naissance, mais de manière globalement inefficace. Il y a des personnes douées pour le calcul mental, pour l’apprentissage de nouvelles langues, d’autres qui ont une mémoire phénoménale. Chacun a développé une dimension de son cerveau. C’est la même chose pour la volonté: il y a des principes de fonctionnement faciles à connaitre puis à utiliser.

Les recherches scientifiques ont montré 2 principes :

1) nous disposons d’une réserve de volonté qui s’épuise le long de la journée, au fur et à mesure que nous prenons des décisions qui “consomment” notre volonté.

2) la volonté fonctionne comme un “muscle” : on peut donc développer notre réserve de base

 

La réserve est constituée dès le saut du lit et chaque décision, consciente ou inconsciente, va venir amenuiser cette réserve initiale. Chaque journée est différente mais nous prenons des décisions conscientes lorsque nous faisons des choix, lorsque nous prenons des décisions. Cela signifie qu’il va y avoir une fatigue progressive tout au long de la journée et que la rupture va subvenir lorsque la réserve sera épuisée. La réserve initiale n’est pas la même en fonction de chaque personne. Nous ne sommes pas égaux face à la volonté, c’est ainsi. Nous en sommes tous plus ou moins pourvu. C’est pour cela qu’il vous arrive de cotoyer deux types de personnes ; ceux qui ont plus de volonté que vous et ceux qui en ont moins. A partir de maintenant, et puisque vous en avez conscience, il ne vous reste qu’à augmenter votre réserve.

On peut augmenter notre réserve car on peut s’entraîner et développer notre volonté comme un muscle. Enfin, pas tout à fait comme un muscle. Vous pourrez faire des exercices mais votre cerveau ne grandira pas comme peut le faire un muscle. En revanche, le niveau de volonté si. Les exercices fonctionnent sur un principe simple : l’entrainement. Il faut s’habituer à diminuer les mauvaises habitudes et à augmenter les bonnes.

Premier exercice

Il sera intéressant de connaitre le nombre de décisions que vous prenez par jour. C’est bien plus que vous ne le pensez. Je vous aide à démarrer :

1) arrêter la sonnerie du réveil  2)se lever le matin dès que la sonnerie du réveil retentit (ne pas attendre la deuxième sonnerie) 3) sortir de la chambre etc….

Certaines décisions sont automatiques, mais elles puisent dans notre réserve de volonté (faiblement certes)

Deuxième exercice

Réduire quelque chose que vous consommez et qu’il ne faut pas. Bonbon, cigarette, vidéo…..Mais il ne faut pas le faire de manière brutale. Réduisez d’une petite quantité à chaque fois. Il faut que votre objectif soit réalisable.Et il n’est pas possible pour la plupart des personnes de réduire de manière importante une habitude de consommation. Surtout si cette habitude procure un certain plaisir.

La notion de progressif veut dire très peu pour certains : vous fumez 20 cigarettes par jour. Passez à 19. Lorsque vous êtes prêts, passez à 18. Cette politique du progressif “raisonnée” est celle qui fonctionne le mieux. Même chose si vous voulez vous mettre au sport : courir 2 mn le premier jour, 3 mn le jour suivant, etc…dans 2 mois, vous serez capable de courir 1 heure.

L’astuce qui fait la différence : il faut choisir un exercice qui soit un vrai plaisir et non pas une contrainte ”que vous devez faire”. Il ne faut pas arrêter la cigarette pour arrêter : mais pour être en meilleure santé, retrouver les saveurs des choses, réduire son budget cigarettes pour le passer dans autre chose, etc…L’exercice doit être un défi source de plaisir : chaque étape (une cigarette en moins, une minute de sport en plus) doit être une victoire pour atteindre l’objectif final. C’est pour cela qu’il faut être patient.

Autre astuce : si vous avez un coup de faiblesse une journée, ce n’est pas la  fin du monde. Il faut l’accepter car cela arrive à tout le monde. Les personnes capables de ne pas céder sont très rares. Et n’ont pas besoin de ce site pour atteindre leurs objectifs. Alors reprenez le lendemain comme s’il ne s’était rien passé. En revanche, pas de faiblesse 2 jours de suite !

D’autres exercices seront proposés dans les articles suivants, avec une difficulté croissante.

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Posted by: Eric PEPIN on Category: Non classé